Historique de
Courcelles sur Seine, extraits d'un édition
de la fin du XIXème siècle.
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C
ourcelles, du latin Corticelloe, petites cours, est d'origine
romaine, et le vocable de Saint-Martin annonce que la paroisse est
ancienne.
La seigneurie de cette localité
a été de très bonne heure divisée en
deux parties, l'une ecclésiastiques, l'autre laïque.
n l'an 1128, Hugues II de
Gournay ( M. L'abbé Decorde l'appelle Hugues III,
mais qui semble d'être une erreur. ), fils de
Gérard et de Gondrée, possédait l'église
de Courcelles et une partie de son territoire. Ayany alors
fondé l'Abbaye de Saint-Laurent-de-Beaubec, dans la forêt
de Bray, il lui donna sa vigne de Courcelles, avec l'église
Saint-Martin, le droit de patronage et
tout ce qu'il possédait ( M. de Toulmont pense que
Courcelles n'a été donné à l'Abbaye de
Beaubec qu'en 1147. ).
Hugues II de Gournay avait
épousé vers 1120 Mélissandre, soeur du compte
de Vernandois, il fut chargé en 1135 de défendre la
frontière de Normandie, et on prétend qu'il mourut
dans un pèlerinage en Palestine.
Autrefois, en Normandie, on
entendait généralement par une charrue de terre, un
domaine de 60 acres. Un texte de 1169 indique qu'il
existait alors sur le territoire de Courcelles une terre de trois
charrues, c'est à dire la contenance de 180 acres, couverte
de bois et inculte.
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Une charte donnée par le
roi Jean, le 20 octobre 1201, en faveur de l'Abbaye de Beaubec
fait mention du territoire de Courcelles, de ses maisons et du
patronnage de l'église.
Tatin, seigneur de Pintreville,
céda en 1206 à Etienne du Mesnil l'île
Jourdain et le Gord ou pêcherie
qu'il avait à Courcelles, monnayant
une rente de deux flêches arbelées ( Cartulaire
de Bonport ).
Le pouillé d'Eudes
Rigaud constate qu'en 1260, Courcelles avait pour patron l'abbé
de Beaubec et comptait 36 paroissiens : la cure valait 15 l.t.
Au XVème
siècle, on achetait des rentes de vin à perpétuité
; en voici un exemple : vers 1435, un cague de vin vermeil de
Courcelles, à fournir à Romain Langlois, curé
d'Autretot, sur le quai de Rouen, était vendu pour 12 l.t.
( M de Beaurepaire, Etats des campagnes. )
Courcelles renfermait alors des
vignobles importants.
L'Abbaye de Beaubec présentait
à la cure en 1648, elle possédait encore son fief de
Courcelles le 10 janvier 1689 : ce n'est qu'après cette
époque que l'abbaye vendit sa seigneurie.
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La famille de Chevestre de
Beauchêne posséda la portion de Courcelles qui avait
appartenu à l'abbaye de Beaubec, elle passa ensuite par des
acquisition aux Hallé de Clerbourg ( M. de
Toulmont ).
En 1692, Armand Claude Hallé
de Clerbourg était seigneur de Courcelles et de Fourneaux,
il requit en 1699 enregistrement de ses lettres de provision.
En 1707, messire Armand Hallé de Clerbourg, chevalier,
seigneur de Courcelles-Sur-Seine, était gouverneur
d'Andelys et du château Gaillard ( M. Brossard de
Ruville, Andelys ).
Messire André Hallé
de Clerbourg, chevalier, seigneur de Courcelles et Jeufosse,
conseiller et chambellan du roi fût parrain à
Bailleul en 1714. André Hallé de Clerbourg,
IIème du nom, neveu du
précédent, seigneur de
Courcelles et de Fourneaux, chevalier de
Saint-Louis, demeurant au château de Jeufosse, épousa
en 1764, à la Croix-Saint-Leufroy, Louise Olympe de
Loubert, fille de feu Alexandre-Adrien de Loubert, seigneur de
Dardez et de Mailloc ( M. Lebeurier, La
Croix-Saint-Leufroy ).
Hallé : de gueules,
treillissé d'argent. Un
neveu d'André de Clerbourg échangea la seigneurie de
Courcelles avec les Chartreux de Gaillon, contre un autre fief.
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La portion laïque de
Courcelles appartenait originalement à des seigneurs de ce
nom et relevait féodalement des archévêques de
Rouen, en leur baronnie de Fresne, pour un demi de haubert.
En 1289, Nicolas du Lu donne à
Saint-Léger-Préaux une rente de 29 S.6 d.
assie sur plusieurs terres à Bouafles, dont l'une
aboutissait à la terre de Mgr Jehan de Courcelles,
chevalier ( Charte inédite.L arch. De l'Eure ).
En 1330, Pierre de Courcelles,
surnommé d'Ecos, probablement fils de Jehan, était
seigneur de Courcelles.
Un aveu fut rendu en 1352 à
l'archevêque de Rouen par Jean de
Courcelles IIème du nom, sieur de Saint Liébaut
( Saint-Liébaut était un fief en Champagne,
aujourd'hui Etissac ), chambellan de Charles VI et du duc
de Bourgogne pour le fief de Courcelles, quart de haubert
( Archives de l'Eure ).
Jean de Courcelles IIème
du nom, fils du précédent donne en 1418 pour le
quart du fief de Courcelles, sis à Bouafles et pour le
quart de fief appelé Robert, au même lieu, relevant
tous deux de l'Abbaye de Préau.
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Pierre de Courcelles, fils de
Jean, seigneur de Saint Jean Liébaut épousa le 8
mars 1435 Préjunte de Melun, soeur de Guillaume marié
à Marie de Courcelles aussi fille de Jean.
Le 12 janvier 1481 devant les
notaires du Châtelet, Philippe de Courcelles écuyer
vend à H.H. Richard Guere, bourgeois de Gaillon 1/8 de fief
assis au Hamelde la Baguelande ( Histoire des Aqndelys,
Brossard de Ruville. ) : il zest probable qu'il lui
vendit également son fief de Courcelles.
Richard Guere laissa entre
autres enfants Louis, Seigneur de Courcelles et Jean dit le Jeune,
sieur de Cléry : Louis étant mort sans enfants, son
frère réunit les fiefs de Courcelles et de Cléry.
Jean Guere avant épousé par traité
de mariage le 4 juillet 1513 devant Thomas Coiffier, tabellion de
Gaillon damoiselle Hélène le Sec dont il eut
plusieurs enfants.
Une transaction eut lieu devant le bailli de
Gaillon le 28 Novembre 1570 entre Bernardin Guere, ex sieur de
Courcelles, curateur de Jean Guere son frère d'une part,
Quantion et Paris dits Guere, ex... frères enfants
héritiers de feu Jean Guere, sieur de Courcelles.
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Guere : d'azur ou chevron d'or,
bordé de sable, accompagne en chef de deux croissants
renversés d'argent, chargés chacun d'une merlette
d'or et accompagné en pointe de trois croissants d'argent 1
et 2.
Bernardin Heure avait épousé
à Gisors le 6 juin 1511 Geneviève le Pelletier,
fille de H.H. Nicolas sier du Parc, dont il eut Nicolas Guere,
avec lequel il vendit la seigneurie de Courcelles aux Chartreux de
Gaillon le 18 mars 1583. Les vassaux étaient tenus
de fournir au seigneur pour la tenue des plaids, le jour de Saint
Martin d'Etat, un lit garni et fourni.
Les Chartreux finirent par
posséder presque tout le village de Courcelles à la
Fin du XVIIIème siècle.
De nos jours, le domaine de
Courcelles a été possédé par M. de
Toulmont, connu dans le domaine littéraire par différents
publications dans le bulletin monumental.
Pour en savoir plus, venez chercher
gratuitement à la mairie votre copie du livre
« Courcelles-Sur-Seine Un pont entre Deux Terres »
publié par la commune. ( Un exemplaire par foyer! )
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